Cinema

14ème Festival du cinéma israélien, demandez le programme !

Par Lara Granat - mardi 8 avril 2014

14ème Festival du cinéma israélien, demandez le programme !

 

Le 14ème Festival du cinéma israélien de Paris retrouve le Cinéma des cinéastes à partir du mardi 1er avril, pour une semaine riche en événements. La manifestation, parrainée par l’acteur Stéphane Freiss, présente, comme chaque année, une programmation qui permettra aux spectateurs de découvrir les facettes multiples d’un cinéma très divers et souvent audacieux. Jewpop vous présente ses coups de cœur.

 

Mardi 1er avril, c’est avec Kidon, le second film du réalisateur franco-israélien Emmanuel Naccache (Le syndrome de Jérusalem) que s’ouvrira le festival. Inspiré de l’assassinat à Dubaï, en 2010, d’un chef militaire du Hamas, Kidon joue sur le registre de la comédie policière façon «Ocean’s Eleven», un genre totalement inédit dans l’industrie cinématographique israélienne. Avec un casting particulièrement séduisant, tant côté féminin (Bar Refaeli dans son premier rôle) que masculin (Tomer Sisley), et une belle brochette d’acteurs (Sasson Gabai, Amos Tomam, Lionel Abelanski, Hippolyte Girardot, Kev Adams, Elodie Hesme), le film devrait connaître un joli succès en France (sortie nationale le 14 mai), à l’image de l’accueil que lui a fait le public israélien.

 

 

Inédit sur nos écrans, on ne manquera pas le cauchemardesque mais visiblement hilarant Goldberg et Eisenberg, d’Oren Carmi, présenté comme un « versant israélien des films des frères Coen ». Ont aussi retenu notre attention, Paradise Cruise de Mattan Guggenheim, avec Vahina Giocante, histoire d’amour impossible entre un soldat de Tsahal et une photographe française (snif !), et Sweets de Joseph Pitchhadze, qui traite (pitch oblige) de la guerre économico-politique entre un magnat israélien du secteur de la confiserie et un entrepreneur arabe israélien qui veut sa part du gâteau pour le bien des enfants de son quartier. On espère que cette histoire allégorique ne sombrera pas dans la guimauve, ni ne partira en sucette.

 

 

Parmi les longs-métrages présentés cette année, on pourra aussi découvrir l’étonnant The Wonders, d’Avi Nesher, entre film noir et univers fantasmagorique, et The Secrets, du même réalisateur (auteur également du superbe The Matchmaker), avec Ania Bokstein, Michal Shtamler et Fanny Ardant, film réalisé en 2007 et jamais projeté sur les écrans français. Une histoire d’amour saphique au sein du milieu orthodoxe, voilà qui va encore provoquer des débats réjouissants dans la salle du Cinéma des cinéastes, coutumière des saillies du genre « je n’ai pas aimé, ce film donne vraiment une mauvaise image des religieux » (en version sioniste : « je n’ai pas aimé, ce film donne vraiment une mauvaise image d’Israël »…). Et pour ne pas faire de jaloux, les garçons qui aiment les garçons ne sont pas oubliés avec Le Jardin des arbres morts, de Yariv Mozer, dont l’action se déroule à Tel-Aviv durant le torride été 1989. « Boaz, un jeune et bel étudiant en linguistique se met à recevoir d’étranges lettres d’amour écrites par un homme qui ébranlent son identité sexuelle ». Mais pas que ?

 

 

La clôture du festival se déroulera en beauté, avec le très attendu Big Bad Wolves, considéré par Tarantino (excusez du peu) comme le « film de l’année » ! Ce thriller à l’humour très noir d’Aharon Keshales et Navot Papushado, avec en tête d’affiche Lior Ashkenazi, a triomphé en 2013 sur les écrans israéliens. Projeté dans plus de 100 festivals, dont le prestigieux Tribeca, Big Bad Wolves a été encensé par les critiques. Jewpop a publié une passionnante interview de Navot Papushado, dans laquelle il s’exprime sans complaisance sur le cinéma israélien.

 

 

Comme chaque année, la programmation du festival fait aussi la part belle aux courts métrages et aux documentaires, avec notamment Bureau 06, qui retrace l’histoire de l’équipe de policiers formée pour enquêter et préparer les pièces à conviction dans le procès Eichmann, 1973, journal de guerre, de Vincent de Cointet, en 2 épisodes consacrés au conflit sanglant qui a profondément bouleversé le paysage politique moyen-oriental, et le très beau Garden of Eden de Ran Tal, qui conte l’histoire du Gan Hashlosha, l’un des parcs les plus connus d’Israël.

 

 

Lara Granat

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Les billets seront en vente pour toutes les séances du Festival à partir du mercredi 26 mars à 11h00 au Cinéma des Cinéastes. Billetterie ouverte tous les jours dès 11h00,  pas de réservation.

Tout le détail de la programmation est disponible sur le site du Festival.

Cinéma des Cinéastes, 7 avenue de Clichy, 75017 Paris (M° Place de Clichy)

La page Facebook du Festival

© Photos : DR, Festival du Cinéma israélien de Paris

Article publié le 24 mars 2014. Tous droits de reproduction et de représentation réservés © 2014 Jewpop