Cinema

Goodbye Raymond

Par Jewpop - jeudi 12 février 2015

Goodbye Raymond

 

Roger Hanin a joué Shakespeare, tourné avec Truffaut, Chabrol, Visconti… Mais pour un juif, il restera à jamais Raymond Bettoun, le parrain juif constantinois qui, dans “Le Grand pardon”, a cette inoubliable réplique avant de flinguer Bernard Giraudeau sur son lit d’hôpital : « Aujourd’hui c’est le Yom Kippour, le jour où tous les juifs pardonnent à ceux qui leur ont fait du mal. Tous les juifs sauf un. Moi. Moi, je ne pardonne pas ».

 

Dans sa bio Wikipédia, on apprend que Roger Hanin est né en 1925, au sein d’une famille modeste dans la basse casbah d’Alger, où il grandit rue Marengo avant que sa famille ne s’installe à Bab El Oued. Son grand-père était rabbin et son père, fonctionnaire des PTT. Renvoyé du lycée à cause des lois antisémites de Vichy qui imposent un numerus clausus en Algérie pour les élèves juifs dès 1941, il devient engagé volontaire dans l’aviation en 1944. Roger Hanin se définit lui-même ainsi : « Mon vrai nom, c’est Lévy. Mon père s’appelle Joseph Lévy. Ma mère Victorine Hanin. À l’origine, c’était Ben Hanine. C’est une fille Azoulay. Je suis 100 % kasher sur le plan génétique. Je suis fils de communiste et petit-fils de rabbin. Je me sens très juif. »

 

Comme le rappelle l’acteur Jean Benguigui dans une interview à Pure People, donner la réplique dans Le Grand pardon à ce monstre sacré n’était pas des plus faciles : «Roger Hanin se comportait comme son personnage, Raymond Bettoun, en vrai parrain. Il voulait être la superstar sur tous les plans et il fallait être fort pour lui résister».

 

Nous ne résistons pas au plaisir de partager quelques photos de sa carrière, avec une prédilection pour sa période «Géo Paquet, alias agent secret Le Gorille » et «Louis Rapière, alias agent secret Le Tigre ». Goodbye Raymond.

 

Jewpop

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© photos : DR

Article publié le 11 février 2015. Tous droits de reproduction et de représentation réservés © 2015 Jewpop