Cinema

Hip Hop, Shabbat et Ecstasy

Par Alain Granat - vendredi 14 mai 2010

Hip Hop, Shabbat et Ecstasy

Le célèbre rappeur et producteur américain Q-Tip, converti à l’islam au milieu des années 90, vient d’annoncer qu’il allait désormais observer Shabbat ! Une pratique à vocation très festive pour le fondateur du groupe culte A Tribe Called Quest, et producteur à succès d’artistes comme Mariah Carey ou Nas, qui vient de déclarer au New York Daily News : « Vendredi soir, dès la nuit tombée, je vais couper ma tv, ma radio et je ne vais rien faire du tout jusqu’à la fin de Shabbat ! » ajoutant « Et dès qu’il fera nuit samedi soir, je vais m’éclater comme jamais ! ».

Cette révélation soudaine du judaïsme n’est pas étrangère au rôle de dealer d’Ecstasy qu’a récemment tenu Q-Tip, dans un film qui sortira le 21 mai aux Etats-Unis, « Holy Rollers ». Réalisé par  Kevin Asch, avec en vedette le jeune Jesse Eisenberg (remarqué dans « A Very Bad Trip » et « Zombieland » et accessoirement petit ami d’Ashley Olsen), ce long-métrage s’inspire d’un fait divers des années 90, quand de jeunes juifs orthodoxes de Brooklyn furent recrutés comme passeurs de drogues par des mafieux israéliens.

Après « Tu n’aimeras point », qui mettait en scène une histoire d’amour homosexuelle entre un boucher ultra-orthodoxe et son apprenti, « Dan et Aaron », sur la violence du conflit entre laïcs et religieux à Jerusalem, « Le Vagabond » de Avishaï Sivan, histoire d’un jeune haredi qui trouve refuge dans le vagabondage, film qui représentera Israël au Festival de Cannes 2010, et « Holy Rollers », qui vient de recevoir le Grand Prix du Jury au festival de Sundance, on peut dire que le milieu religieux inspire les cinéastes. Mais pas forcément avec une vision très … orthodoxe !

La bande-annonce de « Holy Rollers » (en v.o. non sous-titrée)