Cinema

« Off White Lies » de Maya Kenig, un road-movie israélien au parfum de comédie italienne

Par Lara Granat - mercredi 9 octobre 2013

« Off White Lies » de Maya Kenig, un road-movie israélien au parfum de comédie italienne

 

 

Nominé 7 fois aux Ophir, l’équivalent des Oscars en Israël, notamment dans la catégorie « Meilleur film », Off White Lies de Maya Kenig paraît en dvd le 1er octobre (Zylo). L’occasion de découvrir cette comédie décapante et charmante si vous avez raté sa sortie en salles cet été.

 

Le cinéma israélien vous évoque immanquablement des sujets plombants sur le conflit israélo-palestinien ou sur la difficulté d’être juif, orthodoxe et homosexuel à Jérusalem ? Off White Lies (« pieux mensonge »), réalisé par Maya Kenig, se trouve bien loin de ces univers. Après des années passées en Californie, Libby, adolescente introvertie, est envoyée en Israël par sa mère pour y rejoindre son père. Son arrivée coïncide avec le déclenchement de la seconde guerre du Liban, en 2006. Libby découvre très vite que son papa, Shaul, est un modèle d’ado attardé doublé d’un inventeur farfelu, qui plus est complètement fauché. Sans-abri (autre que ceux anti-bombardements), Shaul échafaude alors un plan pour trouver un toit : se faire passer avec sa fille pour des réfugiés du Nord d’Israël, où pleuvent les roquettes. Le père et la fille vont se retrouver hébergés chez une famille aisée de Ein Carem, quartier bobo de Jérusalem.

 

 

À partir de ce canevas de relation père-fille assez classique, Maya Kenig réussit à faire rire et émouvoir avec un film sensible, porté par deux acteurs parfaits. Sous ses faux airs de Kad Merad, Gur Bentwich (Shaul), qui est également réalisateur et le compagnon de Maya Kenig dans la vie, a obtenu pour sa première prestation de comédien le prix du Meilleur Acteur au Festival de Jérusalem en 2011. Premier rôle également pour la jeune Elya Inbar, qui interprète avec sensibilité Libby, et dont le jeu évoque parfois celui de la Juno de Jason Reitman. Premier long-métrage aussi pour Maya Kenig, qui réalise ici un joli road-movie sous influence du Wim Wenders de Paris-Texas et d’Alice dans les villes, mâtiné de comédie italienne à la Dino Risi. De quoi réjouir les cinéphiles.

 

Lara Granat

 

La bande-annonce du film :

Off White Lies Bande-annonce par toutlecine

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© photos : DR

Article publié le 30 septembre 2013, tous droits de reproduction et de représentation réservés © 2013 Jewpop